Après douze années de gestation, le décret fromage, à l’étude depuis 1995, a été publié au Journal officiel le 29 avril. Voici les principaux changements intervenus.
1. Taux de matières grasses : Le taux de MG sera dorénavant indiqué sur le poids total et non plus sur l’extrait sec. L’objectif est de fournir une information plus réaliste directement compréhensible par le consommateur. Le camembert passe ainsi de 45 % de MG sur extrait sec à 22 % sur poids total.
2. Traitement thermique : il doit désormais obligatoirement être affiché sur l’étiquette, avec des modalités différentes selon le type de produit.
3. Spécialités fromagères : elles ont désormais une définition officielle et sont notamment soumises aux mêmes règles d’étiquetage que les fromages.
4. « Fabriqué en »… Cette mention suivie du département ou de la région de fabrication est supprimée.
5. « Fruitier ». Ce terme ne peut être utilisé que pour les fromages fabriqués quotidiennement ou bi-quotidiennement à partir du lait cru produit localement par des producteurs organisés pour la collecte, la fabrication ou la vente. Le lait collecté doit être issu de deux traites consécutives et emprésuré dans la journée qui suit la dernière traite.
6. Fromages définis. La liste s’étoffe avec le brillat-savarin, le saint-florentin, le cabécou, le mini saint-paulin, la cancoillote. En sortent le gruyère, le morbier, le chevrotin, le picodon et le pélardon, tous devenus AOC.